mercredi 18 juin 2008

violences contre les enfants, lutte des classes, luttes des strates


Pourquoi s'adresser à un maire UMP sarkozo-gaulliste pour faire cesser ce scandale des deux fessées de l'école Varlin ?


Pour une raison simple : il ne s'agit pas de lutte des classes. Il s'agit d'un dépassement dialectique. Et il existe de bonnes raisons pour que ce maire UMP prenant des sanctions (légères – souhaitons-nous) contre l'ATSEM (son employée) qui a tapé le petit enfant de trois ans et qui a menti par la suite sur cela. Et que ce faisant, il discrédite la formoise Combret, la directrice de la maternelle qui a défendu l'ATSEM brutale (en revendiquant en faire autant contre le petit Luciano). Et que ce faisant, il discrédite la formoise principale du collège Varlin, Hervieu, qui soutient la première en cherchant à étouffer le scandale et en traitant (maintenant – pas au début) Julie Amadis, la témoin, de menteuse.


LA FORMOISIE A BEAUCOUP TAPE


La classe formoise, actuellement, tape autant, sinon plus que la classe bourgeoise. On pourrait même s'interroger sur l'attitude du ministre Darcos. A-t-il soutenu la brute alcoolique José Laboureur dans l'intérêt de la classe capitaliste ou aurait-il fait (voulu faire) un cadeau à la classe formoise en choisissant de s'inscrire dans la campagne de diffamation envers le fils du gendarme et son père – campagne de diffamation orchestrée par le syndicat réactionnaire SNALC et son allié du SNES.


Nous avons appelé au boycott générale du deuxième tour des élections municipales françaises de 2008.

Sauf dans deux cas.

Nous avons refusé d'appeler à voter contre n'importe lequel des candidats des partis colonialistes en présence. Qu'il soit de droite ou de gauche.

Sauf dans les cas de Bayrou-la-claque et de Darcos-la-gifle.

Pour ces deux-là, nous avons appelé les électeurs (sans illusion aucune sur l'effet réel de notre appel...) à voter pour le candidat qui s'opposait à eux.

La logique politique de ce choix est simple : le premier a donné, à Strasbourg, une claque à un jeune adolescent et le second soutient la brute José Laboureur.

La violence contre les enfants de France transcende la violence colonialiste.


Julie Amadis me faisait justement remarquer que dans l'association Vitamines où elle a travaillé plusieurs années de suite, le mercredi, avec un public d'enfants de 3 à 10 ans (il y a aussi une section « bébés gym ») , il aurait été complètement impossible qu'un tel scandale se produise.

Dans cette association fréquentée par des enfants de haute et moyenne formoisie et de bourgeoisies diverses (ainsi que de proto-innovois), il aurait été totalement exclu qu'un coup soit porté ou qu'une responsable vienne revendiquer l'avoir faire et ne pas culpabiliser.


Il est donc clair qu'il existe, dans les classes exploiteuses, un nombre croissant de parents pour qui la violence contre les enfants est définitivement et totalement exclu.


Pourquoi donc, parmi les enseignants du collège Varlin et des écoles environnantes, personne, absolument personne, n'est venu trouver Julie Amadis pour lui dire : « Je suis choqué par ce qui se passe, je suis choqué par les coups donnés aux petits de trois et quatre ans, Kevin et Luciano, je suis aussi choqué par le fait que ces gens travaillent à détruire ta carrière d'enseignante dans l'Education Nationale. »

Personne !


L'explication est simple :

dégénérescence formoise.


La classe formoise a été éjectée de la scène politique mondiale par la chute de l'URSS.

Tout ce qu'elle est capable de produire d'évènement médiatique, actuellement, s'appelle enlèvement par les FARC, trafic de drogue par les FARC.

La classe formoise, qui a maintenu la Chine dans la stagnation pendant plusieurs siècles (sous le nom de « lettrés ») a fini de nuire à l'échelle mondiale. Son temps est fini.

La classe des diplômés et des cadres supérieurs répétants a fini de freiner l'histoire humaine.


VIOLENCE A L'ECOLE


L'histoire à venir aura pour tâche d'éclairer la façon dont la violence s'est introduite et s'est perpétuée dans les écoles.

Le lien entre la montée politique de la formoisie, au début du 20° siècle et la façon dont la violence physique s'est érigée en méthode d'enseignement.

(Sans oublier la façon dont la classe capitaliste utilisait les coups pour faire travailler les enfants du 19° siècle dans les usines et les mines)


Pour l'instant, nous pouvons constater qu'une des trois classes exploiteuses est, elle, largement en avance, sur le plan de l'humanité, sur les deux autres : l'innovoisie des brevets et des droits d'auteur est largement plus pacifique envers ses enfants que les deux autres classes ne l'était.

On peut même constater un processus de contamination positive : les secteurs de la bourgeoisie les plus proches de l'innovoisie sont aussi les plus hostiles aux méthodes barbares de coups contre les petits.


Il est donc clair, dans cette affaire, qu'il s'agit de fonctionnaires formois soutenus par l'aile pro-formoise de la bureaucratie de l'Etat bourgeois.

Il n'est absolument pas surprenant, qu'à l'opposé de cette prise de position institutionnelle (de la base) on découvre la campagne actuelle du Conseil de l'Europe : cette institution met gravement en cause la France sur la question de fessées contre les petits.


Il est donc clair qu'il n'y a pas homogénéité de la bourgeoisie, en tant que classe sur cette question de la violence physique contre les enfants.

Pour quelle raison, en Europe, la classe capitaliste au pouvoir est-elle en retard de ses homologues ?

Il y aura une étude à faire.

Sans préjugé du résultat, on peut évoquer trois pistes possibles :

  • Un poids politique très important de la formoisie française, au niveau historique aurait pu inciter la bourgeoisie de rance à protéger les méthodes pédagogiques préconisées par cette classe.(Il y a une ambiguité traditionnelle au PCF, le principal parti formois de cette époque, entre méthodes pédagogiques novatrices et protection corporatiste des brutes)

  • La perpétuation de la barbarie colonialiste aurait pu être un terreau favorable à la continuation de la violence, non seulement sur les peuples dominés, mais encore sur les enfants de la métropole : une piste de recherche ... les Pieds-noirs étaient-ils en 1962 plus violents envers leurs enfants que les autres parents de l'époque. Y avait-il une spécificité des employeurs pieds-noirs, qui auraient poursuivi avec leurs enfants les méthodes en usage envers leurs employés ?

  • Le troisième facteur à explorer sera le poids politique de l'innovoisie et l'infiltration de ses valeurs au sein de la bourgeoisie. Cela relève aussi du poids économique des secteurs les plus novateurs. S'il existe des chanteurs qui cognent leur femme (ou leurs enfants), ce ne sont que des cas rarissimes car les valeurs fondamentales de la création induisent un respect du capital humain dans sa dimension innovatrice et donc un refus des coups portés sur les petits.(dans le cas de Ike et Tina Turner, par exemple, cela relevait de contamination de valeurs extérieures à l'innovoisie)



Tout cela relève, en définitif, de la grille qui dépasse dialectiquement le concept de lutte des classes : il s'agit bel et bien de lutte des strates.


LUTTE DES STRATES



C'est la strate qui innove qui respecte la créativité. La strate des répétants, elle, n'a pas besoin d'avoir d'enfants créatifs. Bien au contraire : le répétant jalouse son enfant innovant.

Lorsqu'un membre de la strate des travailleurs répétant se trouve confronté à son enfant qui crée, il est bien plus décontenancé que son homologue qui a réussi à casser la créativité du sien.

Et la tentation de cogner pour ramener dans le droit chemin est plus grande.


Cette directrice d'école, Véronique Combret, qui nous traite, Julie Amadis et moi-même de menteurs, est l'exemple parfait de la limite intellectuelle qui est celle des répétants.

Cette strate, face à un défi, au lieu d'y trouver une occasion de se dépasser, de produire de l'innovation, de produire, de construire une nouvelle méthode.

Face à un petit Luciano de quatre ans qui la décontenance, tout ce qu'elle trouve à faire, c'est d'utiliser la fessée.

Et elle précise que cela ne la fait pas culpabiliser : elle énonce le fait de son refus des valeurs innovantes, des valeurs de la strate des innovants.


VALEURS ETHIQUES DES INNOVANTS


Préciser à Julie Amadis qu'elle n'éprouve pas de sentiment de culpabilité en utilisant avec le petit Luciano la même méthode que celle utilisée par l'ATSEM – la fessée – en précisant son absence de sentiment de culpabilité est une volonté ironique de strate : Cela signifie : « Nous la strate des répétants, nous refuserons de nous sentir coupables, nous refuserons de nous faire dicter notre conduite. »


Si un innovant, confronté à une situation pareille aurait créé du neuf, le répétant borné, lui, perpétue les « bonnes vieilles méthodes » : cogner les petits.

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